Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


samedi 12 septembre 2015

17, rue Roger Salengro - Suite.

   On a frappe à la porte… 

   « C’est pour toi. Tes amis sont là ».

   « Salut ! Entrez. Comme on a déjà fait un peu le tour du propriétaire, poursuivons en commençant par la salle de séjour ; pièce principale située sur l’avant de la maison.

   En entrant, la porte, sur la gauche, donne à une chambre : celle qu’occupe ma grand-mère mais que nous avons, un temps, occupé. Pièce sobre et des plus simple. Toujours dans le séjour, au fond à droite, se trouve une autre porte qui donne à ma chambre ; enfin ! Celle de mes frères et moi. De l’autre côté, une autre porte donne sur l’escalier qui mène au grenier.

   Entre ces deux portes : le feu à charbon. Entre la porte de la cuisine et celle de ma chambre, une grande armoire est collée au mur. Assez grande, mais pas suffisamment pour occuper toute la surface, on a ainsi deux petit espaces, de chaque côté. Celui de gauche (entre la porte de la cuisine et le meuble), sert pour une mission bien singulière : c’est là que ma mère m’envoie au coin, quand elle me punit. C’est, exactement, dans cet angle que, noyé dans mes sanglots, je cherche à calmer mon cœur qui sursaute dans ma poitrine, emballé par d’énormes chagrins. Il va s’en dire, que cette punition est souvent précédée par une fessée, en bon et due forme. Je le maudit, cet angle, non pas pour le noir que j’y ai broyé, mais pour y avoir, dans mon infinie tristesse, proféré les pires mots et gros-mots, mentalement cela va s’en dire ou alors, vraiment tout bas, contre ma mère.

   Enfin, au milieu de la pièce, une grande table avec sa panoplie de chaises.

   Voilà pour le principal. Il y aurait encore beaucoup à dire, comme par exemple que c’est dans cette pièce que mon père répare, de temps en temps, une télévision tombée en panne ou encore sur nos grands repas de famille…

(Je suis au fond à gauche :
le chenapan qui boit à votre santé)        
 

(J'en profite pour vous glisser une petite photo,
qui date de l'époque de mon récit)

   …Mais poursuivons, faute de quoi nous manquerons encore de temps pour tout voir.

   Passons à ma chambre.

   Mon lit se trouve à droite de la porte, sous l’escalier du grenier. Les montants sont assez haut et il me faut escalader pour aller m’y blottir. Contre le mur d’en face, sont placés les lits de mes frères : celui de Dominique à gauche et celui de Thierry à droite. Contre le mur de droite, une armoire, poussée à l’angle du fond afin de laisser libre la fenêtre.

   L’hiver, lorsqu’il fait bien froid, ma mère place une brique réfractaire au fond de nos lits, préalablement enveloppée dans une serviette, afin de nous chauffer les pieds. Briques qu’elle met à chauffer sur la plaque du feu à charbon de la salle de séjour.

   On traverse maintenant la chambre pour arriver à celle des parents ; la porte est au fond à gauche. Cette chambre est donc dans le prolongement de la cuisine. Je pense que vous commencez à vous figurer la configuration des lieux. Cette chambre aussi est des plus sobre : une armoire (à droite), un grand lit avec ses deux tables de nuit (contre le mur de la cuisine) et, sur le mur qui donne côté coure, une fenêtre (nous sommes passés devant lors de notre première visite).

   Retournons sur nos pas et allons jeter un œil à ce grenier.

   On est entre nous et je sais pouvoir vous faire confiance, vous ne le répéterez pas. Il faut que je vous avoue que ce grenier est tellement grand, que j’ai la frousse d’y monter seul ; il me faut toujours être accompagné par l’un de mes frères. Mes parents y stockent un nombre incalculable de choses, cela va des montagnes de journaux de Mickey et de Pim Pam Poum, jusqu’à des males de linges. On y trouve même des armes de guerre, souvenirs de l’époque où mon grand père, le père de ma mère, était résistant. Tenez ! Voyez comme ce fusil est lourd. Faites attention en manipulant la culasse car une fois je me suis pincé un doigt, et je ne vous dits pas comme ça m’a fait mal. Entre nous, je sais où sont les cartouches. Elles sont cachées dans des pots à lait en faïence, au fond du garage. Gardez ça pour vous, sinon mon père, s’il apprend que je vous ai dits ça, va me gratifier d’une raclée dont il a le secret. Un jour, il était tellement en colère, qu’il a jeter nos jouets par la porte, de toutes ses forces… Ce jour là, ça a bardé, je vous assure. Je n’en menai pas large car, dans ces moments là, je crains pour mes maigres affaires… Parce que, les fessées, qui sont plutôt des raclées, c’est cuisant mais un jouet, quand c’est cassé, c’est cassé ; on a beau pleurer toutes les larmes de son corps, ça ne les réparent pas pour autant.

   Bon remettons tout comme c’était, sinon je risque de me faire attraper.

   Regardez moi un peu toutes ces choses. Nombre d’objets doivent appartenir à mes parents, aux parents de mes parents et ainsi de suite…

   Que de trésors. Y’a tellement que j’ai l’impression de vivre ce que « Martine » vit dans le livre « Martine fait du théâtre ».
           

   Une seule fenêtre, au mur opposé à la route. Pour jouer, on peut l’utiliser pour sortir (ou rentrer) car un petit toit, en pente douce, s’arrête juste à sa hauteur et, en jouant les acrobates, on aboutit à un muret et on peut ainsi descendre jusqu’à terre.

   Voilà ! Vous avez tout vu, ou presque. On peut sortir et aller faire un tour dans le jardin avant de nous quitter.

   Entre la barrière en bois blanc et le garage, ce n’est que de la terre battue. Le reste du terrain est une belle pâture d’herbe verte et grasse d’où l’on peut se dépenser sans compter et vivre toutes sortes d’aventures. Un jour, ma mère me regardant porter une échelle, me demande :

   - « Où vas-tu avec cette échelle sur le dos ? »

   Ma réponse l’a quelque peut surprise :

   - « Je vais délivrer Orléans ! »

   Comme quoi, après tout, ça a du bon… l’Ecole.

   Au fond de ce terrain, il y a le potager de mon père. Très grand, avec des rangées de pommes de terre, des grands tuteurs pour ses haricots verts, des salades et pleins d’autres choses encore. Cet espace de cultures est délimité par des arbustes, sur les côtés extérieur ; côté maison, il y a un grillage avec une porte (tout aussi grillagée) et, sur la partie opposée à la route, des tas de groseilliers, formant presque une petite forêt. Ces groseilles, et quelques cassis, longent le grillage sur la moitié de la longueur du jardin ; ce qui l'isole de la vue de la maison. Un jour je vous raconterai comment, et pourquoi, je me suis réfugié dans cette partie "cachée" du potager ; l'histoire vous plaira surement.

   Il est déjà temps de nous quitter.
 
   Au plaisir de vous retrouver.    

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire