Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


jeudi 3 septembre 2015

L'Ecole !

   Je marche, ou plutôt je traîne les pieds, au beau milieu de la rue. Une main dans une poche, de l’autre je tiens mon cartable. La tête basse, ma casquette d’aventurier vissée sur la tête, mes yeux sont plongés dans un vague, des plus absolu ; je ne regarde rien de particulier, je vois simplement les pas que je suis en train d’effectuer. Plongé dans mes pensées, je parcours ainsi mon chemin qui va me mener à l’école.
- « Alors ?! On fait la tête ? ».
- [Silence]
- « On peut savoir pourquoi tu traîne les pieds comme ça ? ».
- [Silence]
- « C'est le fait de devoir aller à l'école, qui te mets dans cet état ? ».
   Eh bien oui, puisque nous sommes en pleine rentrée des classes, pourquoi ne pas appliquer le même « espace temps », dans notre histoire.
- [Toujours pas de réponse]
- « Dis moi ? Aurais tu perdu ta langue ? »
- Nan !
    Ici, ne nous méprenons pas, ce « Nan ! » est prononcé d’une voix douce. En fait, il est dans les habitudes des enfants, de prononcer « nan » à la place de « non » ; voilà tout.
- « Ah ! C’est déjà une bonne chose. Alors, veux tu bien m’expliquer ce qui te rends si morose ?  ».
   Et, pendant que cet illustre inconnu s’évertue à vouloir dialoguer, je me replonge dans mes pensées.
 - J’avais promis de faire visiter ma maison à Guillaume Tell (1).
   Guillaume Tell est l’un de mes amis imaginaire.
- Qu’est ce qu’il va penser ? Bon sang, mais pourquoi n’avons-nous pas pensé à cette foutu rentrée des classes ?
   Et pendant ce temps :
- « Tu sais, c’est drôlement bien l’école. Imagine un peu que, plus tard, quand tu seras grand, tu aies envie de raconter tes aventures. Il te faudra savoir écrire... »
   Imperturbable et silencieux.
 - Et vas-y que je parle, et vas-y que je te raconte les bienfaits de l’école et de l’éducation.
- « Allez ! Courage ! Te voilà arrivé »
   Alors, stoppant net, je lève la tête et je la vois, là, devant moi… Froide et austère.

   Derrière cette maison à étage, se cache une cour de récré avec son préau, où nous nous réfugions les jours de pluie. A l’opposé de la maison qui donne sur le rue, qui est celle du directeur, se trouve un autre bâtiment, divisé en deux salles de classes, séparées par un petit couloir central. Celle de droite est pour les petits, celle de gauche, pour les grands.

     Il paraît, mais ça je [ne] sais pas si c’est vrai, qu’avant, les filles venaient dans cette école, alors que nous, les garçons, étions logés dans la leur ? Difficile à croire... Car on ne met pas des filles dans une cour de prison.




Pour réconcilier les filles et les garçons,
elle est devenue mixte, et s'appelle école
Jacques Brel
 
La "vieille" école des garçons,
qui recevra, plus tard, les filles 
 
Le bâtiment (en 2009)

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(1) Note : Véritable héros de mon enfance, le choix de mon personnage imaginaire n’est cependant pas anodin. Apparaît ainsi Guillaume, mon sympathique correspondant, remercié pour sa fidélité.





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