Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


mardi 1 septembre 2015

Chez Julia.

   Passons quelques années, voulez vous. Mes bla-bla de bébé ne sont compréhensibles qu’entre bébés, et je doute d’avoir ce genre de lecteurs. Venons en directement à mes premiers souvenirs ; ceux-ci ont commencé à s’imprimer dans ma mémoire, à l’âge de trois ans.
   Il aura fallu que se produise un événement marquant, pour activer mes petites cellules, grises, comme dirait si bien, notre ami et voisin Belge (bien qu’il ait déménagé, pour aller vivre en Angleterre ; à ce qu’on m’a dit), j’ai nommé : Hercules Poirot.

   L’événement en question, est le jour où nous quittons la Place de la Liberté. Nous y occupons alors, une petite maison qui, d’après les dires de ma mère, appartenait à Mademoiselle Cornil [les noms propres seront rarement cités - 1ère exception]. Elle se situe derrière la maison de Julia et Gustave S-. Au rez-de-chaussée se trouve une petite boutique ou l’on trouve toutes sortes de choses merveilleuses pour la maison mais aussi, douceurs et délices, de merveilleux bonbons et sucreries, de toutes sortes, pour les enfants. A chaque occasion qui nous sera donnée d’aller « Chez Julia », comme il est d’usage de dire, vous serez, et moi le premier, très impressionné pas cette quantité d’objets neufs. Tout comme ma mère, vous n’aurez qu’à vous servir. Pour ma part, je n’ai pas encore l’âge de toucher à quoi que ce soit. Et puis, de toute façon, ma mère ne cesse de me dire que pour prendre quelque chose, il faut des sous et je suis trop petit pour en avoir. J’aurai mon dimanche lorsque je serai capable de compter ; ça viendra… Alors, je donnerais ma pièce et aurais le droit de plonger ma petite main, dans les grands bocaux pleins de boules de gommes, de Fruit-tella...


...ou de Nic-nac. Hum !...

 
(cliquer sur l'image, pour l'agrandir)

   En attendant ces jours heureux, revenons en à ce grand jour, qu’a été ce 15 août 1961.

   Mes parents ont pris leurs dispositions pour laisser derrière eux, un logement qu’ils occupent depuis sept ans (16 octobre 1954), depuis leur mariage célébré… Devinez où ? A l’Église de Bachy ! Bingo (bravo et félicitations, vous avez vu juste). Et voilà comment on laisse derrière soit, une maison où vous avez vu le jour ; ce n’est pas plus compliqué.

   Ce que je me souviens de cette journée ? Tout d’abord, je me réveille dans une pièce vide, seul mon lit y trône encore, au beau milieu. Tout a été vidé sans même que je m’en aperçoive. Du coup ! Je me met à pleurer (car ce vide me fait peur). Quelqu’un entre. On me prend pour aller me déposer, dans une autre pièce, debout sur une chaise ; quelle idée ? Les adultes ont-ils besoin de déployer autant d’imagination pour habiller un bambin ? Contre mauvaise fortune, bon cœur, je me laisse habiller par ma grand-mère maternelle, Elvire Leclercq.

   Ensuite, l’un des deux garçons de Julia (Eric et Edmond S-) me prend sous les bras et me pose, assis, à l’arrière de la charrette, les jambes ballantes dans le vide, près à tomber (non mais vraiment, maintenant ce sont « les grands » qui ne font pas attention à ce qu’ils font), encombrée de malles et paquets divers, en attente du départ pour notre nouvelle maison. Bien sûr, cette position inconfortable, provoque une nouvelle volée de contestations, qui ne cesse qu’une fois reposé à terre, bien à plat sur mes pieds (les seuls en qui j’ai encore confiance pour l’instant - à part les bras de papa et maman).

   Avec ce nouvel élément qu’est la mémoire, je suis armé pour vous faire découvrir ma nouvelle maison... Et vous emmener dans les Souvenirs de Bachy.

 

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