Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
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C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


mercredi 21 octobre 2015

Tel est pris, qui croyait prendre.

   Ce soir, c’est un peu comme une discussion au coin du feu. Un truc sans télé, sans rien qu’une bande de copains, qui se racontent des histoires. Pas de photos, aucune image, rien que vous et moi.

   Je vous ai parlé de ce bon vieux Parrain Louis. Eh bien l’anecdote qui suit, est en relation directe avec ce vieux de la vieille, cet ancien Poilu de 14, celui qui en a vu, bien au-delà de ce qu’on peut à peine imaginer.

   Par un beau et chaud dimanche matin, d’été… Le petit Rouletabille, habillé de ses belle culottes courtes, assorties d’une veste de même coupe et ainsi tout endimanché, ne pouvait rien faire d’autre que de traînait ses beaux souliers dans le jardin, avec pour le seul préoccupation, le plaisir de tuer le temps, sans avoir le droit de se salir.

   En ce beau et merveilleux jour d’été, donc, la petite famille va dîner chez mon oncle ; le frère de mon père, et ma tante (chez nous, le repas de midi s’appelle le dîner ; c’est comme ça).

   Comme en pareille occasion, mes parents ont toujours beaucoup à faire et nous, les enfants, sommes prêts dès la première heure. La perspective de me retrouver chez ma tante, qui est ma marraine, ne me réjouit guère car il convient de toujours bien se tenir. Mes frères et moi, devons rester sages, silencieux et n’avons le droit de toucher… à rien. Moment peu réjouissant mais vite compensé par le plaisir de contempler la collection de couteaux, poignards et baïonnettes de notre Nananque.

   L’air doucereux invitant à la promenade, je me laisse aller à mes rêveries, laissant vagabonder mon imagination. Jusqu’à ce que mes pas me mènent dans le Carin aux bois.

   Je savais qu’il y avait là, au-dessus du vieux garage, un réduis remplis de paille où nichent les chats. J’entreprends donc de gravir les échelons de l’échelle, histoire de pouvoir contempler ces petits matous et, si possible, d’en caresser un ou deux. Je les sais sauvages mais, qui sait, avec un peu de patience… En tous cas, j’avais trouvé là, de quoi m’occuper.

   Arrivé en haut de l’échelle, l’ouverture d’accès n’est pas grande, et il m’est impossible de m’aventurer sur un plancher au bois vermoulu. Ma mère nous a bien prévenue : « Si vous marchez la-dessus, vous êtes certains de passer au travers ! ». Il ne me reste plus qu’à implorer, supplier, pleurer, pour qu’au moins l’un d’eux, vienne jusqu’à moi.

   Rien à faire ! Ils sont là, mais refusent toujours de m’approcher.

   Résigné, j’abandonne la partie et me décide à descendre pour passer à autre chose.

   Une fois en bas, j’avise alors un sceau qui traîne par terre. Me viens aussitôt une idée lumineuse. Je sais que Parrain Louis n'aime pas les chats. J'entreprends alors, de protéger ces pauvres créatures, par la mise en place d’un piège imparable. Discrètement, je vais remplir d’eau mon récipient. Une fois la chose faite, je ramasse de pleines poignées de sciures, qui traînent en abondance sous la grosse scie circulaire. Ma potion prête, je remonte l’échelle en prenant mille précautions. Arrivé sans encombre, en haut, j’installe ce sceau, en équilibre sur la poutre qui est encrée, juste à côté de l’échelle.

   Sachant qu’il arrivait au vieil homme de gravir, de temps à autre, cette échelle, pour aller voir s’il n’y avait pas quelques chats à houspiller. J’espérais qu’il recevrait, ainsi et en guise de punition, mon piège sur la tête.

   Parachevant avec un soin minutieux mon installation, je fais des essais de grimpés et de descentes d’échelles, calculant la meilleur position pour un résultat optimum.

   Mais, c’était sans compter sur l’efficacité du piège, qui finit par culbuter, m’aspergeant généreusement les vêtements.

   Ce fut comme si je venais d’être piqué par la fourche d’un beau petit diable. Dégringolant l’échelle quatre à quatre, je me précipite à toute vitesse au fond du jardin. Il est hors de question de me présenter dans cet état à ma mère. Par chance, le soleil darde de ses rayons. Oui, par chance, et cela me donne une idée. Il me faut avant tout, faire sécher mes vêtements et, pour cela, une seule solution : me déshabiller. Il n’y a pas une seconde à perdre.

   Le terrain est grand, tout en longueur, et le potager se trouve isolé et caché par les groseilliers. Cela m’éloigne suffisamment de la maison pour passer inaperçu. Sur place, et sans aucune seconde d’hésitation, j’entreprends alors de me dévêtir complètement, étandant mes affaires en plein soleil ; ma veste accrochée ici, ma chemise là, mes courtes culottes un peu plus loin et ainsi de suite.

   Et c’est dans le plus simple appareil que j’entreprends une nouvelle occupation : sauter par-dessus les rangs de pommes de terres et autres cultures. Au début, avec le cœur encore un peu battant mais, constatant que la sciure de bois n’avait rien de salissante, je finis par retrouver mon calme.

   Après un bon moment à déambuler ainsi, aussi nu qu’un verre de terre, revenant de temps à autre à mes vêtements pour constater l’état de séchage, je finis par apprécier ce bain de soleil forcé et quelque peu improvisé. Je ne dirais pas que j’étais tout guilleret mais, tout au moins, je n’avais certainement plus la tête d'un chien battu ; mine déconfite que je devais certainement arborer après ma douche involontaire. Ainsi, il ne me restait plus qu’à bien secouer mes affaires avant de les rendosser.

   L’heure de vérité a sonnée : il est temps pour moi, d’affronter le regard de maman. Comme un petit garçon bien sage, je me décide à rentrer. Non seulement je suis rassasié de mes aventures aux rebondissements, imprévisibles mais la matinée va maintenant sur son déclin. J’entre doucement dans la maison et m’installe, bien tranquillement, sur une chaise de la table de la cuisine. Sûr que si la chose avait été possible, on aurait put voir une auréole briller, au-dessus de ma tête.

   Ma mère ne remarqua rien et le reste de la journée s'est passée comme je l’avais imaginé. Je suis resté bien sage, silencieux, et n’ai touché à rien. Je me suis écarquillé les yeux devant la panoplie de couteaux, poignards et baïonnettes de l’oncle et après, la petite famille est rentrée à la maison.

   Cette expérience m’incita à faire des efforts sur ma conduite. Elle m’inspira la prudence mais ne m’ôta pas complètement le goût des farces.
   Une chose pourtant, changea : de ce jour, je n’ai plus jamais cherché à provoquer des misères à ce bon vieux Parrain Louis. Ni à lui, ni à aucun autre adulte, préférant réserver mes blagues aux copains de mon âge.

 
 

2 commentaires:

  1. Ouais ! Et bien heureusement que ton plan a échoué, sinon la punition aurait été pour moi et au pire si parrain Louis en tombant se serait brisé la nuque, mon compte était réglé, je n'aurais jamais pu prouver mon innocence. Comme quoi ce jour là un Ange Gardien veillé sur moi !

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  2. En voilà des affirmations...

    Rendez-vous demain matin, au levé du soleil ; je te laisse le choix des armes.

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