Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


dimanche 1 novembre 2015

« LE » Blockhaus.

    Ca vous dirait de voir « notre »  Blockhaus ? Après tout, c’est encore les vacances, alors pourquoi ne pas en profiter pour sortir un peu et faire une petite promenade ensemble.

   Pour cette première sortie, hors du village, je vous propose de vous montrer l’endroit où nous aimons aller, notre grand copain Michel, mes frères et moi.

   Michel, c’est notre ami, il doit avoir, à peu près, l’âge de mon frère aîné. Nous sommes inséparables… Comme les Mousquetaires.

   Le chemin n’est pas bien compliqué. Nous descendons la rue Salengro, jusqu’à la ferme Cattoen. Juste avant la ferme, situé sur le côté gauche, il y a un petit passage. C’est la voie du Vivier, ou la voie Cattoen ; les deux se disent.

(Cliquez sur la photo, pour l'agrandir).
 (vue aérienne de 1967)
- merci à Guillaume, pour cette belle photo -
 
(la même avec annotations)
 
 
   Nous empruntons cette voie, qui longe la ferme, et qui aboutie au Vivier, qui se trouve sur la droite ; à gauche commencent les champs. Une fois dépassé le plan d’eau, on aperçoit le Blockhaus.
 
(Photo prise dans les années 70)
  
   Ici commence ce que nous appelons : « la plaine ».

   Ici commence aussi : Notre domaine ! Loin des adultes, nous faisons usages de nos véritables armes de guerre : les pétards. Certains à mèche, d’autres, les pétards pirate (Pyratt), avec un embout au phosphore, que nous frottons directement sur le grattoir de notre boite d’allumettes, comme de vrais grenades que l’on dégoupille, et que l’on jette.

 
 
   Ah ! Le pétard… Notre explosif par excellence : l’explosion, la fumée et les odeurs de poudre brûlée.

   Quand nous jouons à « la guerre », il nous arrive de tomber, mortellement atteints, avec moult gesticulations tragiques. Un coup c'est l'un, un coup, c'est l'autre. Bien sûr, à chaque fois, un sauveur arrive, sort une flasque imaginaire de sa poche, remplie d’un breuvage que nous nommons : « du bon », et en verse dans la bouche du mourant.

   …Qui se relève aussitôt ! (comme par miracle).

   L’intérieur n’est pas bien grand, et nous y allons peu souvent. Ce qui nous plait le plus, c’est de grimper dessus. Nous ne sommes pas bien grands, surtout moi, le petit dernier de la bande. Heureusement, le Blockhaus est entouré de troncs d’arbres, à moitiés calcinés ; allez savoir pourquoi ? Mystère ? Toujours est-il que ces troncs nous aident bien. Le plus grand grimpe en premier, en général c’est Michel ou mon frère aîné. Ensuite, le second me fait la courte(1), pendant qu’un autre frère m’aide en me poussant. L’opération est toujours difficile et délicate, pour moi. La forme arrondie aide un peu, mais ça glisse quand même assez fortement. Pour descendre, c’est tout aussi aventureux car la chute peut s’avérer blessante. Cela dit, ça vaut le coup, car du haut de ce bunker, on domine toute la plaine ; c’est comme si on se trouvait sur un château fort.

   Des Blockhaus, il y en a beaucoup à Bachy. Une bonne vingtaine. Il y en a même deux qui sont habités. Celui qui se trouve en face du cimetière et un autre qui se trouve vers le Parc. Parfois il nous arrive d’en explorer d’autres, c’est toujours très intéressant et très captivant, mais nous restons très attaché à celui qui est près de chez nous. Ici au moins, on peut faire du feu. Il nous arrive, de temps en temps, de glaner des pommes de terre, que nous faisons cuire, directement dans la braise. C’est délicieux. Il faut dire aussi que nous avons toujours ce qu’il faut sur nous ; comme de vrais aventuriers : un couteau, pour fabriquer des arcs, des flèches, des lances… Pour couper des branches, quoi. Et aussi, pour éplucher nos pommes de terre.

 
   …des pétards, une boite d’allumettes, de la ficelle, et parfois même… du tabac et des feuilles à cigarettes, que le grand frère de Michel nous ramène de Belgique.

 
__________
(1) faire la courte : courte-échelle

2 commentaires:

  1. Sais-tu que c'est par cette voie du Vivier, ou voie Cattoen, que "Monique" (de son vrai nom Henriette Hanotte) accompagnait de Rumes (B) à Paris des aviateurs pendant la WW2. Elle habitait Rumes mais avait été à l'école à Bachy.
    Extrait de La Voix du Nord :
    Elle fera passer 45 aviateurs par Hertain et 50 par Bachy. « J’en emmenais deux ou trois à la fois. On prenait le bus au P’tit Canard, un café de Bachy, jusqu’à Lille. Puis le train jusqu’à Paris. Je n’achetais que des billets de 3e classe après leur avoir mis Signal, le journal des Boches, sous le bras ».
    Cette résistante discrète du réseau Comète, a été mise à l'honneur en 2015 !. La voie que tu cites fait dorénavant partie d'une ballade sur les communes de Bachy et Rumes, appelée "Le chemin de Monique" et on y voit ton blockhaus.
    -----------------------------
    Maintenant un peux d'humour: pour ceux qui n'ont pas connu les années 60 et 70, je tiens à préciser que les pétards "pirates" (Pyrat chez les belges) n'ont rien à voir avec la marque Tipiak.

    André

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir André,
      Grand merci à toi pour ton commentaire, très instructif.
      Tu m'apprends bien des choses.
      Ca fait toujours plaisir de recevoir de tels retours.
      N'hésite pas à revenir enrichir mon petit journal de souvenirs.
      Bien cordialement.
      Jacky

      Supprimer