Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


dimanche 8 novembre 2015

Mes affaires d'école.

   Les mauvais côtés mis à part : discipline, sérieux, sévérité même et autres rigueurs.. mon passage dans la classe des grands, à la rentrée de septembre 66, a ses côtés grisants. Tout d’abord, il y a cette quantité impressionnante de livres, en tous genres. A croire que l’Education Nationale a mis la main sur la corne d’abondance et a trouvé là, le moyen de l’utiliser pour ses bienfaits personnels. Ce en quoi, je ne saurais l’en blâmer car ces livres (surtout les livres de lectures), sont de véritables trésors, qui approvisionnent, sans fin, mon imagination. Même les textes, sont de nature à captiver mon attention… C’est dire ! Bien sûr, je suis loin de négliger les images.



 
   Certes, il va falloir travailler car sinon le bonnet d’âne est là pour remettre les brebis qui s’égarent, dans le droit chemin. Contrairement au chapeau de Poudlar(1), qui ne travaille qu’une fois par an, à chaque rentrée des classes, le bonnet d’âne, lui, trouve toujours à se poser sur une petite tête blonde, et ce, tout au long de l’année. Cela dit : le jeu en vaut (presque), la chandelle car il n’y a pas que les livres, pour attirer les enfants, dans le monde du savoir. Non ! Car il y a aussi : l’encre et la plume (et son porte plume, bien évidemment). Et « ça » ! C’est bien une affaire de grands. L’utilisation de cet outil n'est pas à prendre à la légère. Les tâches sont monnaies courantes et les plumes sont fragiles, elles se « croquent » facilement (et souvent).


 
   Nous avons chacun un encrier, en faïence. L’opération du remplissage des encriers, réclame de l’adresse ; c’est souvent l’instituteur qui s’en charge. Il arrive parfois que cette mission soit dévolue à un grand de fin d’études. Pour éviter de tacher le pupitre, se trouve une protection, réalisée en générale dans un protège cahier en plastique, maintenue en place par le récipient lui-même.


   Pour travailler dans de bonnes conditions, il est indispensable également, de disposer de buvards. Ceux-ci sont fournis par l’instituteur mais il est fréquent d’utiliser ses propres buvards, que l’on trouve sans grandes difficultés car ceux-ci sont un excellent support publicitaire. Pour ma part j’en ai toujours un ou deux qui traitent des bienfaits de l’électricité, cadeaux de mon père, qui est l’électricien du village.


 
   Tout ça est bien excitant, n’est ce pas ?

   Pour certains exercices, nous devons recourir à notre ardoise. Parfois en écrivant dessus avec une craie, parfois avec un crayon bien spécifique : la crayon d’ardoise.


 
   L’utilisation de ce matériel est bien plus rigolo que les réponses qu’il nous faut y porter. Après avoir tendu sa réponse, à bout de bras, plus ou moins levé, en fonction de la certitude de ce qu’on y a inscrit, on peut s’adonner au petit jeu du « nettoyage », avec son chiffon ou, selon, avec sa petite éponge, qui se trouve dans une petite boite en plastique.


   Et puis, il y a toute cette panoplie de petits outils : crayons, qu’ils soient de couleurs ou de papier, la gomme, le taille-crayons. En général, on a recours à l’instituteur, pour tailler son crayon. Il dispose pour cela, d’une machine très amusante, qui est fixée sur son bureau.


   Cela n’empêche pas de voir apparaître des taille-crayons individuels, avec leur petit récipient intégré. Ce petit objet peut faire l’objet de convoitises car il peut être à l’image d’un objet miniature, comme le fer à repasser ou, mieux encore, de petite voiture. Il y a aussi la colle blanche, en pot (qui sent si bon), la boîte de peinture, à l’eau (au parfum encore plus enivrant) et les outils pour le calcul : compas, rapporteur, équerre, sans oublier la règle, qui sert tout le temps car il y a toujours quelque chose à souligner.



   Tout ça, plus ou moins bien ordonné dans son cartable, avec livres et cahiers, ne peut que contribuer à rendre le plus gavroche des gamins, en plus heureux des élèves.

 

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(1) En référence à une histoire qui n’existait encore pas de mon temps mais qui, utilisée de façon intemporelle, pourrait faire son petit effet.

 

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