Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


dimanche 22 novembre 2015

Un métier dangereux.

   Les fermes occupent une place importante, dans la vie du village. Elles sont à l’image de celle que nous avons visité, chez Thuilliez.
 
   Un peu plus bas, dans ma rue, nous sommes passé à côté de celle des Cattoen, pour nous rendre au Blockhaus.


- Ferme Cattoen -




   Il en existe beaucoup d’autres, mais je serais bien incapable de les énumérer toutes.

   Du peu que je sais, je dirais que la vie d’une ferme tourne autour de deux choses :
   -         Les animaux,
   -         Le travail aux champs.

   Pour ce qui est de la vie aux champs, c’est très simple : elle est rythmée par les saisons. En gros, il y a le travail de la terre, les semailles, etc. et… les récoltes. 

   Le moment des récoltes ne passe pas inaperçu. Il faut des bras (et des mains) ; notamment pour les moissons. Le fermier attèle une grande charrette à son tracteur et les ouvriers (en majorité des ouvrières), s’y installent. Une fois que tout le monde est là, c’est parti pour les champs.

(ces photos sont en rapport avec la moisson.
De plus, elle datent d'une époque un peu plus anciennes
que celle des années 60)



   Comme on peut le voire sur ces photos de familles, les machines sont plutôt archaïques. Archaïques et, dangereuses ; tranchantes, pointues… mécaniques complexes, faites de pointes, de lames, d’engrenages et de chaînes.

   Un jour, alors qu’avec mes frères, et sans doute Michel, nous traînons nos guêtres dans la plaine, nous apercevons Alain (le vacher de chez Thuilliez), occupé à alimenter une de ces machines, tracté par le tracteur, conduit par le fermier lui-même. Aussitôt, nous nous portons à hauteur de l’étrange semoir et, tout en marchant à son côté, curieux de tout, nous commençons à égrainer nos questions. Regardant, autant que parlant, nous avançons ainsi, jusqu’à ce que la manche de ce noble travailleur, se prenne dans l’engrenage. Pris d’une panique aussi soudaine que brutale, notre ami, que l’on ne considère pas encore comme un adulte mais qui n’est plus un enfant, entame aussitôt une lutte pour éviter que sa main ne soit happée par la machine. Engrenage qui poursuivait, imperturbable, son mouvement de rotation, mû par l’avancée du tracteur lui-même. Rien ne pouvait mettre fin à cet instrument de torture. Enfin, Si ! Une seule chose : l’arrêt du tracteur. Ca ! Nous l’avions tout de suite réalisé, car le bruit de la machine, et du tracteur, empêchait monsieur Thuilliez d’entendre les appels de son malheureux arpète, qui, au demeurant, était plus occupé à tirer sur son bras, qu’à s’époumoner.

   Alors ! Sans plus réfléchir, nous nous sommes planté devant le monstre et, avec force gestes et cris, on l’a, ainsi, obligé à l’arrêt.

   Il était temps.

   Lorsque le fermier s’est retourné, Alain n’avait plus de chemise ; enfin, presque plus. En tous cas, la manche, elle, avait disparu et le reste n’était pas en meilleur état.

   Eh bien, vous le croirez ou non, mais le boulot a repris son cours ; comme si de rien n’était. Le tracteur est reparti, après que notre jeune compagnon se soit fait sermonné.
   Lui, sans doute trop heureux de constater que son bras était sauvé, n’a rien dit, ou, tout du moins, si, il nous a remercié d’avoir été là, et d’avoir bien réagis.
   Nous, on était content pour lui. On lui a dit de faire gaffe et on s’en est retourné à nos aventures.
 
   Oui, ça peut être bien dangereux, ce métier, à cette époque là.


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