Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


jeudi 24 décembre 2015

Et c'est Noël.

   Comme un soufflet qui refroidit, l’attente n’est plus. C’est l’heure de l’action.

   L’excitation n’est plus la même, dès le réveil, elle se transmute en explosion de joie ; c’est le moment tant attendu du bond hors du lit et de la course au Sapin, et de voir ce que le Père Noël a bien pu y déposer. Cet instant magique où j’oublie tout, où je n’ai d’yeux que pour le jouet qui m’est destiné. Plus rien ne compte et, à bas les devoirs de l’enfant sage. C’est l’heure ou, de toute façon, je décide d’être, et de rester, sage comme une image, et ce… le plus longtemps possible.

   Assis par terre, je me saisi de mon bien, et le pose sur mes genoux. Comme il est beau ! Comme il est neuf ! Cette année, le Père Noël m’a offert un train électrique. Je suis aux anges.

   Je le déballe avec moult précautions et sollicite aussitôt mon père. J’ai besoin de lui pour m’aider à assembler les rails. C’est un travail qui réclame de la précision et quelque chose en moi, me dit qu’il savoure, à sa façon, cet instant d'immense plaisir. Une fois installé, le circuit forme un grand cercle. Précautionneusement, je place ma locomotive puis mes wagons ; il s’agit d’un train de marchandises. Après avoir effectué les branchements et via un boîtier de commande, je peux le piloter, le faire avancer ou reculer, le faire aller vite ou lentement. C’est un jouet vraiment super ! Merci Père Noël !






   Couché par terre, je le regarde tourner, me berçant du doux ronronnement régulier, de son moteur. Toujours en pyjama, je ne songe même pas à m’habiller. Ma mère est là pour me rappeler à la réalité des tâches quotidiennes. Alors, j’imagine son entrée en gare, et j’arrête ma belle locomotive. 
         
  
   Et ma journée se passe à rêvasser, pendant que se rode mon nouveau jouet. Jour de Noël, jour de dimanche. Les bons plats et la belle vaisselle. La bonne viande et les petites boules de pommes de terre, cuite comme des frites, les bons légumes et la bonne sauce. Toutes ces bonnes choses, cuisinées par ma mère. Le service de table que mes parents ont eu pour leur mariage, ajoute à la solennité ; c'est la table des Grands jours. 

   Comme chaque soir, je reste un long moment à contempler le sapin, éclairé par ses minuscules lumignons clignotants.

   Dehors il fait froid et humide. La nature, complaisante, s'efforce de satisfaire aux vœux enfantins, et commence à répandre une pluie de minuscules flocons. Cette neige, tant désirée, fait son arrivée le jour de Noël ; signe prometteur et plein d'espérance, d'un hiver blanc.
 
   Le soir venu, quand sonne l'heure du coucher, avec mes frères, on se colle encore le nez contre la vitre de la cuisine... La neige tombe, maintenant, à gros flocons. Le spectacle est féérique.
 
   Mais il est l'heure de ce glisser sous les draps. Alors, les pieds contre la brique réfractaire enveloppée dans un linge, que ma mère a glissé au fond du lit, je me saisie de mon ours et j'attends le passage de l'avion postale, dont le bruit des moteurs, tel le marchand de sable, aide à m'endormir.
 
 

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