Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


jeudi 4 février 2016

La vie en société.

   Pas toujours gai, l’hiver. J’ai beau m’évertuer à faire travailler mon imagination, il m’arrive de m’ennuyer. Qui ne s’est jamais plaint à sa mère, en ces termes ? :
 
- « m’man… j’m’ennuie ! J’sais pas quoi faire… ».
 
   Il m’arrive, ainsi, de tourner en rond, autour de la table de la salle de séjour ; mon regard braqué sur mon doigt, que je fait glisser, tel la pointe d’un électrophone sur un disque. A la différence que ce n’est pas l’envoûtante musique de Jalousie qui se fait entendre, mais ma douce voix enfantine, qui débite ses lamentations.
 
   Ah ! Jalousie… Il arrive, à l’occasion d’un repas, d’une réunion de famille, que mon père sorte son électrophone. Comme il ne dispose que d’une petite quantité de disques, se sont toujours les mêmes morceaux qui reviennent, inlassablement. Des tangos et de l’accordéon. L’accordéon… instrument qui représente l’âme des gens du Nord.
 
   Tiens !? Histoire de passer un petit moment, j’aimerai bien réécouter celui qui a les faveurs des parents...


   Je me demande, si ces moments de vide, ces instants de la vie où l’on a goût à rien, ne sont pas là pour contrebalancer, rééquilibrer, les période d’hyperactivités. Comme si l’un, n’allait pas sans l’autre. Comme si l’un faisait écho à l’autre. Un peu comme quelque chose qui doit s’équilibrer. Je m’demande si ce n’est pas là une réalité car ces passages à vide, inversement, donnent naissance à de grands moments d’ « Aventures », avec un grand « A ».
 
   Malheureusement, il arrive que le bourdon s’installe et a du mal à partir car, s’ennuyer en hiver, c’est une chose, mais s’ennuyer en hiver… un dimanche, alors là ! C’est l’bouquet. Ca peut durer la journée. Aujourd'hui, on n'est pas dimanche mais c'est tout comme, car le jeudi, y'a pas d'école et comme on est en hiver, on est un peu bloqué, pour la journée, à la maison.
 
   Et pas question d’aller chez un copain, ni même d’en faire venir un à la maison. Il est un fait, qu’on ne passe pas son temps, chez les uns et les autres. Ca arrive, je n’dis pas mais, bizarrement, c’est plutôt aux beaux jours qu’on se retrouve, ainsi, au hasard d’une rencontre, dans la maison d’un autre.
 
   J’ai beau me creuser la cervelle, je ne comprends pas trop pourquoi ? A moins que ça ne soit, tout simplement, pour ne pas salir ?…
 
   Aux grands mots, les grands remèdes. Pour résoudre mon problème actuel, il ne reste qu’une seule chose à faire : aller embêter quelqu’un. Les parents ? On peut s’y amuser, si on prend garde de ne pas trop pousser le bouchon. Les frères ? C’est mieux, bien que le résultat ne soit pas toujours à la hauteur des espérances : on ne court pas à la punition, on court à la dispute.
 
   Alors, bien las de toutes mes cogitations, je finis par sortir ma boite de puzzles (en bois). Je m’installe sur la table, toujours ronde, sans plus chercher à en faire moult tours. Ainsi, après avoir reconstitué deux ou trois fois La cigale et la fourmi
 


    ...et autant de Corbeau et le Renard,

 
   Tout calme, je demande alors, bien poliment et bien sagement, à emprunter d’autres puzzles, afin de pouvoir continuer à "tuer le temps", sans agacer personne. Argumentation qui ne laisse pas indifférent.
 


   Quand je trouve le temps long, que je ne sais pas quoi faire, ça agace tout le monde et personne ne veut de moi. Quand je joue seul, bien sagement, j’attire l’attention et mes frères viennent plus facilement à moi. Et c’est tout naturellement, qu’on en arrive à ce retrouver autour de la table, à jouer, ensemble, au Jeu de Dames,
 

   Au Jeu de 7 familles, au Jeu de Dada,
 

   Et puis, c’est parti, on se prend au jeu, et aux jeux, on passe ensuite au Jeu du cochon qui rit,


   Et ainsi se termine une journée, pourtant mal commencée. Redevenu de bons enfants, sages, nous obtenons même la permission d’utiliser un jeu qui, d’ordinaire, est plutôt celui des parents, je veux parler du Jeu de 1000 bornes.
 
 

   Ce jeu de cartes est très prisé des parents et de leurs amis, les Denis. Le Grand Denis est gendarme à Cysoing, parfois nous sommes invités à passer la soirée chez eux. Inutile de vous dire, que je suis à mon affaire dans la brigade de Gendarmerie. Il faudrait que je vous en parle un jour.

   - « Allez ! C’est terminé ! Demain vous avez école. Il est temps d’aller au lit ».

   Comme c’est dommage, c’est toujours quand on s’amuse bien, que ça passe vite. Quand je pense à tout ce temps que j’ai perdu… à tourner en rond. Faut qu’jarrête de tourner en rond, c’est trop dommage de perdre ainsi son temps.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire