Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


jeudi 17 mars 2016

Les tondeuses.

   Mon quotidien beigne dans une douce quiétude et ce, malgré les aléas d’une école omniprésente. Certes, tous n’y est pas noir, mais quand même, le fait de savoir que j’en ai pour une bonne paire d’années, accentue mon désarroi. Enfin, que voulez-vous, il faut bien faire avec ; ne dit on pas « contre mauvaise fortune, bon cœur » ?

   A côté de ça, la vie est bien plaisante. Je ne suis pas malheureux, ni mes frères d’ailleurs. Peut-être que si j’étais fils unique, je pourrais avoir plus de choses, mais avec deux frères, il en va autrement. Tout doit être multiplié par trois, ou divisé, c’est selon comment on voit les choses.

   Ainsi, je rêve d’avoir un vélo mais il faudrait alors, que mes frères en aient un également ; résultat… personne n’a de vélo. Voilà bien quelque chose qui m’attriste ; avec un vélo je pourrais être scout, comme Michel ; sans vélo, c’est impossible. Pareille pour la musique. Je rêve de jouer du tambour, dans la clique de Cysoing, et porter un bel uniforme ; mais si l’un fait de la musique, il n’y a pas de raison pour que les autres n’en fassent pas. Difficile de satisfaire tout le monde. Résultat ! Ce genre d’activités n’est pas pour nous.

   A côté de ça, on nous laisse courir, et quand on va dans la plaine, avec Michel, on chante souvent des chansons comme « Je travaille sur la ligne » ou « Elle descend de la montagne à cheval ». Quand on ne chante pas, on se raconte des histoires. Là-dessus, on est intarissable, surtout Michel, qui a la télé, et qui nous raconte des épisodes de feuilletons, qu’il a pu voir.

(Je travaille sur la ligne)

 
   A la maison, de temps en temps, notre mère nous fait du chocolat chaud, qu’elle prépare dans une casserole. On a, parfois, du Kwatta ou du Pastador, à mettre sur nos tartines, mais la plupart du temps, on reste fidèle à la vache qui rit.



 
   Et puis, ma mère fait très bien à manger et elle sait tout faire. Que ce soit des crêpes, des tartes aux pommes, à la confiture, ou tout-crème, des faluches, des gâteaux de Savoie, et même de la crème glacée. L’été elle nous fait, de temps en temps, de la crème glacée. Elle prépare une pâte liquide qu’elle verse dans des bac en alu, qu’elle met ensuite dans le freezer du frigo, pour que ça devienne de la glace. C’est délicieux.

   En fait, dans ma petite vie de tout les jours, j’ai assez de mon imagination, et de mes quelques jouets, pour m’occuper. Il y a bien, de temps en temps, des petits accros, qui mènent parfois au Martinet ou au coin, mais ça n’arrive pas si souvent. Encore plus rares sont les grosses colères qui font que « ça barde ». Quoi que… parfois… Ca chauffe. Un jour mon père en a piqué une, de ces colères mémorables, et ça à vraiment bardé dur, pour nous. Il nous a traîné à la porte de devant, celle qui donne sur l’allée où il gare souvent sa voiture, et là, il a envoyé valser les jouets pour lesquels on se disputait, mes frères et moi. De sortes que nous n’avions plus aucune raison, pour mettre la pagaille dans la maison, vu que les jouets se sont brisés sous nos yeux. Ca a été efficace, je vous assure, même si, pour ça, il lui a fallu briser mon cœur en même temps que nos jouets. Heureusement que sa voiture n’était pas dans l’axe, faute de quoi, emporté dans son élan, il aurait très bien pu balancer nos jouets dessus ; ce qui n’aurait pas arrangé nos affaires.

   Pour le reste, on est assez libre. On court la plaine, on fait du feu (de temps en temps, c’est pas toujours), on grimpe aux arbres, on se bagarre pour de faux  et on vit toujours de grandes aventures. Et ce ne sont pas ces petites misères, qui peuvent gâcher mes journées.

   Il me faut quand même dire un petit mot au sujet d’un petit désagrément. Il y a, en effet, une chose qu’il me faut subir sans grande joie et que je supporte comme une corvée. Ca arrive quand mes parents sont d’accords pour dire que mes cheveux ont trop poussés, et qu’il est temps de les raccourcir. Là, je sais que je n’ai guère le choix. Lorsque la décision est prise, je n’ai qu’à m’exécuter, c’est-à-dire, m’assoir sur une chaise qui est placée au beau milieu de la cuisine et laisser mon père s’occuper de ma pauvre tête de mioche, pourtant toute gentille. Pour ça, il s’arme de ses outils de coiffeur et il coupe sans vergogne. De temps en temps ça coince et ça tire un peu mais, dans l’ensemble, ce mauvais traitement ne dure pas trop longtemps. Pour ce faire, il utilise une tondeuse à main et, pour ce qui est des petits cheveux, il se sert d’un rasoir comme celui qu’il utilise pour se raser. Pour ce genre d’outils, il faut avoir un bon coup de main et le geste sûr. Heureusement pour nous (car mes frères sont logés à la même enseigne), mon père dispose de bons outils qu’il a acheté à Manufrance.


   Il existe une autre tondeuse, mais qui sert à couper l’herbe, celle là. Pour s’en servir il faut être fort, car il faut pousser pour faire tourner un espèce de rouleau, qui coupe pendant sa rotation. Je ne sais pas m’en servir, ou alors sur de l’herbe déjà coupée, mais en ce cas, ça ne sert plus à rien. Mon père, lui, est très fort et le terrain est tout beau quand il a fini de passer sa machine ; comme ma tête, qui est très belle, dit ma mère... Sauf qu'elle ne sent pas la bonne herbe coupée.


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