Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
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C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


samedi 26 mars 2016

Marie Pontoise.

   Pâques est un chouette moment de l’année car il donne lieu à une chasse aux trésors. Rien n’est plus excitant que de partir à la découverte d’œufs en chocolat. En trouver un, déposé comme par négligence, entre deux feuilles de jonquilles, provoque aussitôt des cris de joie. Rien que la vue d’un papier doré, ici ou là, me met dans tous mes états.

   Voilà bien des moments intenses, qui, malheureusement, n’ont jamais donnés naissance à une quelconque photographie. De toute façon, je pense que si mon père s’y était essayé, cela n’aurait rien donné, vu que nous courrons, à chaque fois, de droite et de gauche. Avec son appareil, quelque peu archaïque, les photos auraient toutes été floues.

 

 
   Difficile donc, de vous tirer une photo de mon album. Il est des moments, dans la vie, où il faut savoir faire preuve d’imagination. Exercice plutôt facile pour ce genre de sujet ; qui n’a jamais participé à une chasse aux chocolats ? Ainsi, comme vous-même, sans doute, mes frères et moi, nous retrouvons attablés à la cuisine, trempant notre pinceau dans un verre d’eau pour ensuite le charger de peinture, afin de mettre tout notre art créatif, dans la décoration d’œufs, préalablement cuits durs par notre mère. Cette phase préparatoire à ce fameux jour de Pâques est incontournable, même si, le jour dit, ces œufs là auront cédé la place à d’autres, plus goûteux.

   Et, le fameux jour arrivé, notre bonne Marie Pontoise, aura tôt fait de répandre, généreusement, ses œufs en chocolat, un peu partout dans le jardin. Enfin, quand je dis dans le jardin, ça dépend bien sûr du temps qu’il fait, et vu que par chez nous, même en ce jour important de l’année, il fait souvent gris et pluvieux, ses œufs, elle les pond parfois à l’intérieur même de la maison. Si, si ! C’est déjà arrivé. Ainsi, l’année dernière, par exemple, il a fait tellement mauvais temps que, par un phénomène inexplicable, et alors que nous nous lamentions sur notre sort, nos parents nous ont invité à pousser nos recherches dans la maison ; recherches qui ont finit par nous conduire au grenier où là ! Allez savoir pourquoi, se trouvaient des œufs un peu partout. Cette situation semblait avoir du charme pour mes parents mais je n’ai pas trouvé ça drôle du tout. Dieu sait pourtant comme j’aime, en d’autres temps, entendre le vent et la pluie, battre le carreau(1). Ce qui me contrarie, dans cette affaire, c’est que je n’arrive pas à m’expliquer, comment une poule peut réussir une telle prouesse ? Qu’elle détienne le pouvoir de pondre des œufs en chocolat, ça ne me heurte pas, tant qu’elle fait ça (comme toutes les poules dignes de ce nom), dans le jardin, mais qu’elle parvienne à entrer dans la maison, qui plus est, monter au grenier... Ca dépasse mon entendement. Ce n’est pas dans la nature des choses. Pour sûr que je ne suis pas prêt d’oublier cette Pâques de l’année dernière. Certes, et je vous l’accorde, ce qui a suivit le ramassage est resté fidèle à mes espérances, en matière de gourmandise ; le chocolat avait, quand même, gardé son bon goût.
 
   Cette année encore, même s’il tombe des grenouilles, je saurais bien les ramasser, ces œufs, et je trouverais bien à me chamailler avec mes frères pour faire en sorte que le partage tourne à mon avantage. S’il venait, comme ça arrive à chaque fois, qu’il reste un ou deux chocolats, qu’on ne peut donc se répartir, je saurais bien faire valoir ma place de petit dernier, pour me les octroyer. Argumentation que je renouvèle sans cesse et sans jamais me lasser, même si, dans la majorité des cas, c'est peine perdue. Surtout lorsqu’il est question d’un enjeu aussi important, que peut l’être un partage « équitable » de chocolats. Ceux là, en général, finissent dans la bouche de mon père.
    

 

 



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1 – Le carreau : ainsi appelée la vitre de la fenêtre.

 

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