Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


dimanche 24 avril 2016

La récré.

   Les courtes culottes refont surface, nous voilà dans une tenue plus appropriée, et plus digne d’un vrai garçon. L’apparition de cette tenue vestimentaire a également quelque chose de révélateur ; elle annonce qu’on va vers l’été et… les grandes vacances. Ainsi débarrassé de ma carapace hivernale, léger comme une plume au vent, je peux à nouveau déambuler, courir, sauter et même… me rouler par terre.
 
   Ma nature joyeuse, me fait oublier les vicissitudes de l’école. Tout guilleret, je profite du chemin que j’ai à parcourir, pour virevolter, faire tourner mon cartable, le lancer en l’air et m’amuser à le rattraper. Je m’invente des obstacles, qu’il me faut sauter pour pouvoir poursuivre ma route. Si je rencontre des restes d’un jeu de marelle, tracés à la craie sur la chaussée, je pousse du pied un caillou, tout en sautillant sur une jambe. Heureux, tout simplement, de sentir à nouveau, la chaleur des premiers rayons du soleil.
 
   En classe, l’atmosphère est plus détendue ; le temps passe, plus facilement. Quand c’est l’heure de la récré, personne ne s’attarde, si ce n’est l’élève dont c’est le tour, de nettoyer du tableau. A lui de passer l’éponge, pendant que les autres s’en vont se défouler. Personnellement, c’est là une tâche que j’aime à accomplir ; je la trouve plaisante. Avec grand soin, je plonge la grosse éponge dans le seau qui est prévu à cet effet. Grosse éponge que j’écrase, délicatement, et que je promène en grands traits horizontaux. Une fois arrivé en bout de course, je tourne et repars dans l’autre sens, ramassant au passage, les fines gouttelettes qui tentent de m’échapper en dégoulinant le long de ce grand tableau. Par leur tentative de fuite, elles accélèrent mon mouvement, effaçant ainsi toutes traces de tourments qui ont précédé.

 
   De temps à autre, pendant que le premier est occupé à laver le tableau, un second camarade reçoit pour mission de ramasser les cahiers, ou de les restituer à leur propriétaire… avec la note qui va bien.

 
   Et puis, le temps d’un instant, on se retrouve dans cette cour où l’on oubli, où l’on s’amuse. Les jeux sont de toutes natures, comme chat perché, par exemple. Il n’est pas rare non plus, de voir des billes sortir des poches, ou des osselets.

 
   Les billes les plus courantes sont en terre mais il en existe de plus belles, en verre, avec un motif de couleur à l’intérieur.
 


   Ce n’est pas le jeu que je préfère, car je n’aime pas perdre mes billes, alors je me tourne vers les osselets. La règle est simple, une fois les osselets au sol, il faut lancer en l’air l’osselet rouge (qui ne doit jamais tomber), et réussir une suite d’épreuves : ramasser un par un, puis deux par deux, puis trois et un, puis les quatre… d’un coup.
Cette première série atteinte, on continu avec le pont, le puits, le cigare, l’araignée.

 
   Je suis imbattable à ce jeu et ne manque pas une occasion d’y jouer ; c’est pourquoi je les ai toujours dans ma poche, avec quelques billes.

 

 
   Bien sûr, cette cour reste le témoin de grandes discussions, de petits secrets, de grands moments, comme de petits accidents. C’est également là, qu’on se dépense en activités diverses et variées, sous la direction de notre directeur d’école.

 
   Les deux, que dis-je ! les trois, grands classiques du genres sont :
- La balle au chasseur,
- le béret,
- le mouchoir.

 
   De ces jeux, celui que j’aime le moins, c’est « le béret ». Deux équipes, en rang, se faisant face. Le capitaine désigne le joueur qui devra affronter son adversaire. Celui-ci s’avance alors, au milieu de l’arène ; une main dans le dos. Face à face, on tourne et on essaye d’attraper le béret qui repose par terre. Une fois attrapé, il faut courir pour retrouver son camp.

 
   … Ca saigne, parfois, dans cette cours de récré.

 
   Mais ça n’fait rien, on y est bien ; c’est le plus chouette endroit de toute l’école.




 

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