Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


jeudi 7 avril 2016

Le plus beau des jouets.

   Même si le temps se radoucit (nous sommes maintenant au printemps), on n’en est pas à passer nos journées dehors. C’est donc encore et toujours à l’intérieur de la maison, que vous me surprenez.

- « Alors on dirait que mon île, elle  flotterait, et que je m’avance vers toi  ».

- « Ca ne flotte pas une île ! »

- « M’man ! [D’une voix bien forte et bien pleurnicharde] Dominique y dit que les îles, ça flotte pas, mais moi je dis que la mienne elle peut ; et y veux pas jouer avec moi ! »

- « Vous-allez pas vous  disputer pour ça ? Dominique ! Laisse dire ton p’tit frère, et laisse le jouer avec toi. Sois gentil. »

- « Bon ! Allez ! Avance ton île » [d’une voix contrainte]

   Quelques coups… On frappe à la porte.

   Si le visiteur avait été un habitué, sûr qu’elle se serait ouverte et une tête serait apparu. Chez nous, comme pour de nombreuses maisons, il n’y a pas de sonnette. On toc quelques  coups, on entre, on s’annonce. Chacun a sa manière, sa façon propre. Ainsi, ma tante, crie toujours : « T’es là Odette !? ». Quand c’est Paul Email, il crie : « T’es là, biloute ? ». Ca m’fait drôle, à chaque fois. Il appel mon père biloute ? Y sait p’tête pas, qu’on appel comme ça, le z... ? Enfin, vous m'avez compris. C’est pas moi qui vais le lui rappeler. Nous, les petits, on a pour consigne de frapper et, selon si on se rend dans de la famille, on ouvre la porte et on attend que quelqu’un de la maison vienne à nous. Sinon, on attend bien sagement que quelqu’un nous ouvre la porte. Les adultes, c’est un peu différent, il peuvent se permettre d’ouvrir et de s’annoncer. Dans un sens, il n’y a rien d’extraordinaire à ça, vu que tout le monde se connaît. Avec notre grand copain Michel, nous avons un code, bien à nous. Celui qui va chercher l’autre, siffle, depuis la rue, les premières mesures du dessin animé de Popeye. Si on met les paroles, ça donne à peu près ça, de la part de celui qui appel (1) :

- Popeye ze cilomène

   Qu’il siffle en boucle, jusqu’à ce que l’appelé, réponde, toujours en sifflant :

- Y am strong to ze finiche

   Et, une fois la réponse envoyée, la mélodie se poursuit, cette fois, en chœur :

- Cause ïe ite maï spinache – Y am Popeye ze cilomène
 

   C’est maintenant que vous intervenez.

   Nous, on a bien entendu vos coups, sur la porte, mais, pris par nos occupations, on préfère répercuter à notre mère.

- « M’man ! On a frappé à la porte ! »

   Et elle, de venir vous ouvrir, pendant que nous suspendons, momentanément, notre jeu, la tête tournée vers la porte d'entrée.

- « C’est pour toi Jacky ! Tu as de la visite. »

- « Salut ! »

- « … » [Je vous laisse le soin de choisir votre formule de politesse].

- « J’étais en train de jouer à la pâte à mod’ler. Tu veux voir ? Tiens, tu vois, on joue qu’on est Robinson Crusoé, sur son île. Avec de la pâte à mod’ler, on peut tout faire. J’ai fabriqué une table, mais on dit que c’est Robinson qui s’est construit sa table, avec du bois, des restes de son bateau. Ensuite il s’est fabriqué son pain ». 


 

- « Quand tu coupes une tranche de pain, il y a la mie, dedans. Il se fabrique aussi des jambons, de la viande et des saucisses. »
 

- « Comme il ne manque de rien, il s’est aussi fabriqué des gâteaux et de la pâtisserie. Quand tu coupes un morceau de gâteau, il y a plusieurs couches de couleurs différentes, pour représenter la crème, les fruits, le chocolat. J’ai même fait un trognon de pomme, qui traîne par terre. »

 
- « Bien sûr, l’île peut être dangereuse. Heureusement, Robinson a pu récupérer des fusils, qui s’étaient échoués sur le rivage ».

 
- « Et ces fusils ont même leur baïonnette ; que j’ai fabriqué avec des épingles à tête ; que j’ai pris dans la boite à couture de ma mère. Et tiens ! Regarde un peu les légumes que mon grand frère à fabriqué pour son Robinson à lui ».


- « Et regarde aussi, tous ses pains… Et ses viandes ».

 

   …Ah ! Au fait ? Vous voulez peut-être le voir, mon bonhomme ? Robinson.

   Eh bien, le voilà ! C'est le grand bonhomme, tout bronzé, au milieu.





   Il dort ! A côté de lui, c’est son ami, Vendredi. Je l’ai fait plus petit car je dis que c’est un enfant. Je m’imagine, comme ça, être à sa place.


   Et voilà comment vous vous retrouvez, embringué dans mon histoire. C’est tout juste si je ne vous dit pas de prendre une chaise pour vous asseoir à côté de moi, afin que nous jouions ensemble.

   C’est vraiment passionnant. Il n’y a aucune limite. On peut tout faire ; jouer à tout. Une fois, on s’est fabriqué un trésor, avec des coffres, des bijoux et une montagne de pièces d’or. On faisait de minuscules petites boules jaunes, qu’on écrasait avec notre ongle, pour faire des pièces. Et, une fois en tas, ça faisait une petite montagne de pièces d’or ; comme Picsou. Bien sûr, il faut savoir que toutes les pâtes à modeler ne se valent pas. Certaines sont moins malléables que d’autres. Celle que je préfère est conditionnée en petits bâtonnets de 4 cm de long, sur 1 de large. Ce sont des petites barres mais un paquet en contient pas mal, de couleurs différentes (2) :

 
   Souvent, quand Bonne-maman (3) vient manger à la maison, le dimanche, elle nous apporte à chacun, un paquet de pâte à modeler. On ne s’en lasse jamais, de ce jeu ; ça peut nous occuper des jours entiers.

 
 
__________
1 – Attention, ne prenez pas pour argent comptant, ces paroles. Elle ne sont transcrite ici, que de façon phonétique.
2 – Afin de vous donner une idée de l’échelle, mes réalisations (et les quelques que mon frère m’a légué), reposent sur une feuille à carreaux. Un carreau fait 8 mm sur 8 et deux lignes fines, sont distantes de 2 mm. La table fait 4 cm sur 3 cm.
3 – la mère de mon père, qui habite Cysoing.

3 commentaires:

  1. Bien le bonjour, chère lectrice, cher lecteur,

    Une fois n'est pas coutume, j'interviens pour faire suite à mon propre article.
    C'est donc le "Petit Rouletabille" qui vous parle, en direct (si je puis dire).

    Il y a une raison : celle d'anticiper les interrogations, au sujet des photos de ces réalisations en pâte à modeler.

    Ce sont bien là, quelques unes des réalisations de l'un de mes frère et de moi-même.

    Si, si, je vous assure !

    Merci pour votre intérêt ; et votre soutien.

    Bien cordialement.
    Jacky

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  2. Un article qui me rappelle bien des souvenirs. La pâte à modeler, c'était plus qu'un simple jeu pour nous, les trois frangins, c'était une institution, le moyen de déployer nos trésors d'inventivité de nos petits doigts habiles, tel des Rodin en herbe. On ne détruisait JAMAIS ce qu'on faisait, c'était nos créations, on en était fier, et les petits sujets ainsi confectionnés s'accumulait pour peupler notre univers miniature. On s'évadait avec pas grand chose, il suffisait d'un peu d'imagination malléable, on créait, sans relâche.

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    1. Merci pour cette petite participation.

      Si on m'avait dit...
      Que nos réalisations finiraient sur "la toile"...

      - La "toile" !? quelle toile ? Celle de l'araignée ?
      - Peut importe... de quelle toile il peut s'agir.

      Et quelque chose me dit, que le P'tit Rouletabille, a encore des choses à raconter.

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