Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


samedi 16 avril 2016

Les filles.

   Voilà une belle journée de printemps, avec ses gros bourgeons qui alourdissent, bien comme il faut, les branches des arbres. Le printemps est là, et j’en suis tout excité. Chaque instant de la journée, ne fait qu’apporter à mon bonheur. Et ça commence dès le réveil, avec le soleil qui s’invite dans ma chambre.
   Je suis à peine levé, que j’ai hâte de sortir et de courir, d’observer, de contempler, et de m’amuser.
 
   La vie au grand air, m’enchante au plus haut point. Je n’ai de cesse d’écouter, d’observer et de respirer le doux parfum de cette nature, en plein renouveau.
   En ces premiers jours du printemps, tout contribue à faire de mes journées, des moments inoubliables. Et le simple fait d’échanger mes lourds vêtements d’hiver, qui m’enserrent le corps, contre ceux d’été, léger et largement ouverts, ne fait qu’accroître mon plaisir.
   Le jeudi, ou le dimanche, quand on reste à la maison, par un temps comme celui là (qui invite à la promenade et à la rêverie), je suis toujours tenté de pousser plus loin mes balades, et d’aller au-delà des contours de la maison.
 
 
   Il m’arrive alors de me rendre, discrètement, chez ma tante, Marraine Jeanne et mon oncle, Parrain Robert. Leur terrain est bien plus grand que chez nous et puis, au-delà, il y a les pâtures. La manœuvre est féline car il ne s’agit pas de s’inviter, à tout bout de champs, comme ça, chez les cousins-cousines. Sans compter, que mon oncle a la réputation, de ne pas bien supporter les enfants. C’est ma tante, qui dit toujours ça. Remarquez, c’est peut-être un peu vrai car, un jour que mon père travaillait chez eux (je ne sais plus trop pourquoi), nous étions là, à le regarder, et mon oncle lui a demandé si ça ne le dérangeait pas, d’avoir du monde autour de lui, pendant qu’il travaille ? Parce que lui, il n’aime pas trop ça. Ainsi, quand on se retrouve à jouer chez mes cousins et cousines, dès qu’arrive la fin d’après-midi, ma tante a tôt fait de nous renvoyer chez nous, pour éviter qu’on soit tous là, à courir dans les jambes de l’oncle. Cet oncle qui ne supporte pas trop les enfants et qui a toujours de longues journées, d’un labeur éreintant : il est carreleur (1). Nous, on n’insiste pas, on dit au revoir, et on s’en retourne chez nous.
 
    Donc, les choses étant ce qu’elles sont, et comme on arrive à s’accommoder de tout, on évite de déranger et on fait en sorte, de toujours bien se tenir. Et c’est sans doute ce qui fait tout le charme de la maison d’à-côté, celle où gravite une famille de cinq enfants (2).
 
 
   Cette maison qui est de toute beauté, grande, immense même. Sur le devant, il y a plein de petits cailloux rouge, un sol pleureur trône, pratiquement au milieu du terrain. Il y a aussi, des tas de plantes et de fleurs. Depuis la route, on peut voir une magnifique façade avec une grande porte au milieu. Quand on entre par le devant, il faut d’abord monter cinq marches puis, une fois la porte franchi, il y a un grand couloir, qui divise la maison en deux. A droite il y a les chambres avec, au milieu, une porte d’accès à un immense grenier. Tout au fond, une porte qui donne aux WC et, enfin, une dernière, qui donne à la salle de bain. A gauche, il y a l’immense salle de séjour, et au fond, une seconde pièce qui est la cuisine ; très grande également. Ca parait simple, et vite dit, comme ça, mais c’est vraiment une riche maison, d’une grande beauté et très luxueuse, pensez, des WC à l’intérieur et une salle de bain… C’est un véritable château.
 
   Cet immense couloir se termine par une autre porte, qui donne à une grande terrasse arrière, entourée d’un mur. Sur la droite, en sortant, celui-ci est assez grand. Le reste est plutôt un muret, avec une ouverture sur sa longueur et une autre, sur sa largeur (côté gauche).
 
   Le terrain continue, de part et d’autre de la maison. Une grande bande de terre, descend jusqu’à une pâture et, sur la gauche, le terrain longe l’arrière de ma maison avec une suite de cabanons, une grande volière et même un enclos avec des oies.
 
   Pour sûr qu’elle fait envie, cette maison, d’autant plus que, tenez vous bien… Il y a même, la télé ! Si c’est pas une chance, ça ? Il nous arrive, mes frères et moi, d’en profiter et de regarder quelques émissions pour les enfants, surtout le jeudi ; ce qui nous permet, par exemple, de voir des épisodes de Zorro. En matière de livres, ma tante est allée jusqu’à faire l’acquisition de la collection, complète, de Tout l’Univers.

 
   Ainsi, j’ai cette chance d’avoir, juste à côté de chez moi, trois gentilles cousines, Martine, Viviane et Sylviane. Toujours bien proprette avec leurs petites jupes plissées. La petite dernière, allez savoir pourquoi, me fait penser à la petit fille qui joue dans Jeux interdits (3).

 Avec ma plus petite cousine, Sylviane,
et mon cousin, Philippe.
(vous m'avez reconnu ? ...la plume d'indien, dans les cheveux).
(merci à toi, Sylviane, pour la photo)

   Et j’ai également deux cousins, Philippe et Serge. Tous deux plus jeunes que moi, surtout le second, qui est encore tout petit. Ensemble, on partage de bons moments, en jeux de toutes sortes.


   Ma tante ne manque pas d’égayer nos jeux, ainsi, quand nos cousines nous invitent à prendre le goûter, qu’est-ce qu’on découvre, dans les cabanes, normalement destinées aux outils ? Un coin spécialement aménagé, avec une table, des chaises, et une dînette, élégamment disposée, pour que nous puissions y prendre un rafraîchissement, pour de vrai, ou un vrai café, tout en grignotant quelques vraies victuailles, symbolisées, généralement, par une assiette de Spéculos. Une vraie petite maison… dans la prairie. Un jour elle a même organisé tout un banqué de fête, quand on s’est amusé, ma cousine Viviane et moi, à jouer à nous marier. Ainsi, grâce à mes cousines, je découvre les joies d'aller encore plus loin, dans mes jeux : Elles ! Symbolisant l'être aimé qui attend, bien sagement, à la maison, pendant que moi : "l'Homme" !, s'en va courir ses aventures ; tel Don Quichotte songeant à sa Dulcinée, qui l’attend, quelque part, par là-bas...

   Et tout est comme ça ; c’est un vrai régal, tant au sens propre, qu’au sens figuré.

   Alors, quand je me décide à porter mes pas, hors des limites de la maison, je ne crains pas vraiment les rencontres… au contraire.

 

 

 

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1 – Plus exactement, il exerce le métier de plâtrier.

Merci à Dom’s d’éclairer la lanterne du petit Rouletabille.
En remerciement pour ses lumières, et sa judicieuse intervention, voici un enregistrement de la chanson Riquita, qui a bercée cette époque (sortie en 1968) :


2 – Un petit sixième, Stéphane, arrivera quelques temps plus tard.
3 – Brigitte Fossey, dans le film de René Clément, sorti en 1952 (d’après le roman de François Boyer).

 
 

3 commentaires:

  1. Que de souvenirs ! Cette terrasse, j'y ai passé des moments inoubliables, lorsque marraine Jeanne posait son électrophone sur le bord de la fenêtre pour nous divertir avec Georgette Plana et son grand succès Riquita, une chanson qui chante mon enfance. Juste une petite modif, notre oncle Robert n'était pas carreleur mais plâtrier.

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    1. Merci pour ce petit mot, avec précision.

      Correction apportée à l'article (avec même, un petit bonus).

      Jacky

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