Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


mercredi 31 août 2016

Le bel été.


- « Et voilà !… Les vacances touchent à leur fin ».
- « Eh oui… Il fallait bien que ça arrive, un jour ».
- « Tu as passé de bonnes vacances ? ».
- « Des vacances magnifiques. Merveilleuses. Je me suis sacrément amusé. Je pense avoir mangé, tout mon saoul de plaisirs. Tu sais que mon père nous a emmené à la mer ? ».
- « C’est super ! T’es allé où ? ».
- « A Berck. On y a retrouvé ma tente, marraine Jeanne d’Hellemes ».
- « Alors ! C’était comment ? ».
- « C’est beau la mer, et ça sent bon ».

   Je suis encore sous le charme de ces passages à la mer. Ce n’est pas la première fois que nous y allons ; ça doit faire la troisième ou quatrième. C’est vraiment très rare mais, depuis que nous sommes un peu plus grand, nos parents nous y emmènent, au moins une fois dans l’été… pour y passer la journée. Il faut dire que, pour l’occasion, mon père est un peu obligé de faire le vide dans sa camionnette. Il lui faut retirer son matériel d’électricien, pour nous faire de la place..

   Pour une telle sortie, on part très tôt matin. Je suis encore à moitié endormi, quand je me retrouve dans le coffre de la Juva… sous une couverture. Avec mes frères, on se fait chacun une place, entre les affaires pour le pique-nique, et celles pour la plage.

   La route est assez longue mais ça ne me dérange nullement, d’être ballotté sur le plancher de la voiture (1). On n’a pas de siège, à l’arrière, parce que c’est surtout une voiture pour le travail, mais ça ne fait rien, quand il s’agit d’aller à la mer, on ne rouspète pas pour si peu. Je me rendors toujours un peu, et quand je me réveille, en général, il fait déjà grand soleil ; et la voiture roule toujours. Mais, déjà, on sent qu’on approche. Le paysage n’est déjà plus le même… et ça sent le vent du large. Dès cet instant, je ne quitte plus le paysage des yeux, m’attendant à voir la mer à tout moment.

   On finit, enfin, par arriver. Là ! J’ai du mal à me contenir ; je presse tout le monde, car on ne voit toujours pas la mer. Aussi vite qu’il est possible de faire, on se charge de nos affaires, pour nous rendre, au plus vite, au bord de l’eau. La route que nous empruntons, est bordée de petites boutiques qui vend des articles de plage. Toutes ces choses donnent envie, mais nous avons déjà ce qu’il faut : nous avons chacun un petit seau et une petite pelle, achetés l’année dernière. Ma pelle est chouette, et très efficace, parce qu’elle est en plastic dur, et le manche est en bois. J’essaie bien de persuader mes parents, d’acheter un bateau gonflable, mais y’a rien à faire… il n’en est pas question.

   Et ensuite, la petite route grimpe un peu. On se rapproche, il y a de plus en plus de sable. Un fois en haut… C’est l’immensité ! De l’eau à perte de vue, une plage immense, et de belles vagues. Comme nous arrivons dans la matinée, la mer est encore haute ; elle ne commencera à se retirer, qu’en fin de matinée, ce qui nous permettra de découvrir, ça et là dans les trous d’eau, des crabes et des coquillages.

   Quel plaisir, que de marcher sur le sable !

   Notre emplacement choisi, je n’ai pas attendu pour me déshabiller, bien vite, très vite, pour courir, au plus vite,  jusqu’à l’eau.

   La mer, ça creuse. On pique-nique, en famille et à l’ombre de notre parasol, au son du transistor, qui ne nous quitte jamais, où que nous allons. Comme il faut attendre, au moins deux heures, avant de nous baigner à nouveau, on en profite pour creuser d’énormes trous ; ça fait digérer.
   Puis c’est la construction du château, et de la tranchée, destinée à y faire venir l’eau. Arrive ensuite, le moment d’une petite promenade, histoire d’aller voir les bateaux qui sont posés, comme ça, sur le sable ; déposés par la marée haute, sans doute. Je ne sais pas comment font les marins, pour monter, ou descendre, mais ils sont rudement hauts, ces navires. C’est vraiment très impressionnant.

(dessin de l'auteur)


   Avec tout ça, la mer, elle, s’est belle et bien retirée, et il nous faut marcher loin pour pouvoir, à nouveau, nous amuser dans l’eau… avec les vagues.
   Une journée comme ça, on ne la voit pas passer, et quand il faut s’en retourner, je ne chagrine que pour le principe, car je suis quand même un peu fatigué. 

   Après une sortie à la mer, les jours qui suivent sont consacrées à jouer aux indiens, parce qu’on ne peut pas faire sans ramener avec nous… quelques coups de soleil. Ce n’est pas vraiment douloureux, mais ça pique et ça démange toujours un peu. Comme on est plus à l’aise sans vêtements sur le dos, une journée à la mer et systématiquement suivit par quelques journées à jouer aux indiens, parce que les vêtements agressent la peau, devenue sensible. Pour peu qu’une bassine d’eau traîne dans la cour, et s’en est fait du peu de vêtement qu’il me reste. Je m’amuse alors, comme un petit fou. C’est très agréable de pouvoir barboter et jouer tout nu. Pour le coup je m’imagine être Vendredi, le compagnon de Robinson Crusoé. 

- « Ca a passé vite, quand même… ».

- « Ca, tu peux l’dire ».

- « T’es content de reprendre l’école ? ».

- « Pas vraiment. Enfin, je dirais, oui et non. Y’a des choses qui ne me plaisent pas, à l’école, comme les dictées, les compositions, j’aime pas trop non plus, aller au tableau, et encore moins, recevoir des coups de règle sur les doigts mais, pour le reste, être avec les copains, la récré, la lecture, tout ça, c’est vraiment très chouette ».

- « Tu vas être content d’y retourner alors ? ».

- « Ouais ! Je crois. Surtout qu’au début je m’applique toujours ; c’est après, avec le temps, que ça commence à faire long et que je me relâche un peu, mais le premier trimestre, en général, ça se passe assez bien ».

- « Ton cartable est prêt ? Avec toutes tes affaires ? ».

- « Tout est fin prêt, et tout est déjà bien rangé dans mon cartable. Mes parents m’ont offert un dictionnaire pour mon passage en classe de fin d’études ».

(Larousse des débutants – Tirage de 1968)
 

- « Super ! Tu me montreras ça ! Allez ! Je te laisse, je n’ai toujours pas préparer le miens. On se voit demain… à l’école ».

- « A demain !… à l’école ».

 


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1 – Itinéraire Bachy-Berck
(Source Google-Maps 2016).




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