Votre attention, s'il vous plait :

Bonjour à toutes et à tous,
Depuis hier (27 mai 2016), un petit plaisantin s'amuse à m'adresser des messages qui n'ont ni queue, ni tête.
Peut-être pense t-il que je vais m'amuser à lui répondre ?
Peut-être est-ce là une tentative "d'amorçage" ? de "piratage" ?
Qu'importe, de toute façon, je n'ai pas envie de jouer avec ce zigoto et, pour couper court à son petit jeu, je préfère supprimer le "formulaire de contact".
A l'avenir, si un visiteur souhaite me contacter, merci de passer par la page Facebook de Souvenirs de Bachy (ICI)

C'est dingue ! Il faut toujours qu'il y ait des jaloux...

Merci pour votre compréhension.


samedi 12 novembre 2016

Et puis, un jour...


Et puis, un jour, sans crier gare, une page se tourne.
C’est, un peu, comme si l'enfance se terminait… pour laisser place à une autre période de la vie : l’adolescence.
Mais, il s'agit bien là… d'une autre histoire.
Ainsi, l’heure est arrivée de vous quitter.
 
*
*   *
 
   - « Et voilà ! Il faut bien qu’il y ait une fin. »
   - « Vous allez déménager ? »
   - « Ben oui ! On quitte Bachy. Mon père a trouvé du boulot, dans une usine, en Moselle ; on va habiter à Uckange ».
   - « Ca te fait quoi, de partir ? »
   - « Que veux tu que je te dise ? Que cela me plaise ou non, je n’ai pas le choix. Content ou pas, c’est comme ça. On ne me demande pas mon avis… je suis bien obligé de suivre le mouvement.
   Il faudra bien que je fasse avec.
   Je ne vais pas m’arrêter de vivre ; même si ça me déchire le cœur, de devoir tout quitter. Ma maison, ma famille, mes amis, les gens du village, qui me connaissent bien, et que je connais bien, moi aussi, l’école… Tout un monde, quoi ! »
   - « L’école, de toute façon, il fallait bien que ça arrive. Tu ne peux pas rester, éternellement, en primaire ».
   - « C’est vrai, mais de savoir que je ne passerais plus jamais devant, au fond, ça me fait quelque chose ».
   - « Te bile pas, tu te feras de nouveaux copains, de nouveaux amis ».
   - « Sans doute ».

   - « … »

   - « On en a fait, des choses, ensembles ».
   - « Ca, tu peux l’dire ! Si on pouvait raconter… ».
   - « Tout n’tiendrait pas dans un bouquin ».
   - « Pour sûr ! ».
   - « Y’en faudrait des pages ».
   - « Ouais ! Y’en faudrait ».

   - « … »

   - « J’aimais bien, quand on partait en ballade, tout les deux… J’aimais bien, aussi, quand tu racontais des histoires ».
   - « Tu n’avais pas ton pareil, toi aussi. On faisait une belle paire, tout les deux ».
   - « On aurait pu continuer ainsi… et devenir, avec le temps, de vieux, vieux amis ».
   - « La vie en a décidée autrement. C’est comme ça… on ne choisit pas ».
   - « Tu m’en raconte une autre ? Une dernière fois… »

   - « … »

   - « Il faut que je te dise. Je ne suis pas venu pour te raconter des histoires. Bien sûr que je pourrais t’en conter, encore et encore, et parler des heures avec toi, et ce, jusqu’à ce que le soleil cède la place à la lune. Te dire comment la vie a été pour mes parents, mes grands-parents, pour mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines, pour telle ou telle personne car, si je suis un grand bavard, tu sais aussi, que je sais écouter… Et j’en connais, des histoires. J’en ai plein la tête. Je pourrais te dire comment ma mère a évacuée, pendant la guerre, et même te préciser, que les chevaux qui tiraient la charrette, s’appelaient Paul et Bijoux. Te conter comment est la vie à la gendarmerie de Cysoing, car mes parents sont très amis avec les gendarmes et nous y allons, de temps en temps. Mais… ? Au fond, à quoi cela sert-il  ? Et puis… ce départ, c'est un peu comme un passage, dans une nouvelle vie. Il faut bien accepter que le temps fasse son œuvre, qu'il s'écoule, pour que les enfants que nous sommes, deviennent, à leur tour, des adultes. Il faut bien « vieillir », si on veut avoir, un jour, la chance de trouver une femme, et avoir, nous même, des enfants ».
   - « Et les voir rentrer à la maison, débraillés et les genoux écorchés ».
  - « Tu l’as dit ! Allez ! On se connaît suffisamment, inutile de rendre les choses plus difficile ».

   - « … »

   - « T’es venu, pour me dire adieux… en fait ».
   - « Je ne pouvais pas partir, sans te dire au r’voir ».

   - « … »

   - « Tu vas me manquer ».
 
   - « Toi aussi ».
 
 
Aux amis d'enfance
 

2 commentaires:

  1. C'était en quelle année? Et si ce n'est pas indiscret, quel âge avais-tu ?
    Même si je suis un peu plus vieux, quelques pages m'ont rappelé le Bachy de mes jeunes années.
    A bientôt donc sur un nouveau blog "souvenirs d'Uckange ?

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    1. Bonsoir André,

      C'était en 1969, et j'avais onze ans.

      Il est un peu tôt pour dire si je vais poursuivre ou non ? J'ai bien quelques "trucs" sur la dizaine d'années qui a suivit mais... l'adolescence est une période, disons, quelque peu "troublante", voir "perturbante". Le pari s'annonce donc difficile.

      Cela dit, j'ai contourné le problème en commençant avec les souvenirs de mon service militaire (qui fut une "bonne année").

      Pour ce qui est de ce qui a suivi, là, il y aurait vraiment beaucoup à dire et il me faudrait quelques années devant moi, pour tout pondre. Imagine : 30 ans de gendarmerie...

      Merci pour ton petit mot.
      Et bien content que tu aies pris du plaisir à te plonger dans ce qui fut, aussi, tes jeunes années.

      Bien cordialement.
      Jacky

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